rythm paradise
Sans se laisser distraire par toutes les trouvailles visuelles et le style graphique coloré des épreuves, il faudra être particulièrement attentif au son et surtout au tempo pour tapoter, frotter ou tracer des traits aux bons moments sur l'écran tactile, la console étant tenue à la façon d'un livre afin d'avoir un plus grand espace vertical. Modèle d'accessibilité, même pour les personnes n'ayant aucune notion de japonais,
Rhythm Paradise distille les indices sonores en plus des didacticiels (facultatifs) avant chaque épreuve, histoire de ne jamais laisser le joueur sur le carreau en cas d'échec. Si la jouabilité au stylet n'atteint pas tout à fait la précision des boutons sur certains défis nécessitant des enchaînements très rapides, on ne rencontre pratiquement jamais de grosses difficultés à compléter les six premiers
mix. Par contre, les quatre derniers - composés de versions plus longues et surtout plus délicates à maîtriser des épreuves précédentes - risquent de titiller l'égo des joueurs cherchant le sans faute. Au-delà de la satisfaction personnelle, une telle performance rapporte toujours une médaille d'or et même un joli badge "parfait", pour peu que le cadre éponyme apparaisse au moment de choisir le mini-jeu. Suivant le nombre de récompenses récoltées, on débloque des bonus allant d'extraits de journaux intimes des protagonistes du jeu à des leçons de guitare, d'autres mini-jeux ou encore un jukebox contenant toutes les musiques du jeu pour les plus doués. Des récompenses appréciables lorsque l'on connaît la qualité du travail effectué sur la bande-son, dont certaines pistes ne sortent que difficilement de la tête après une session de jeu. A vrai dire, il n'y a d'ailleurs vraiment pas grand-chose à reprocher au jeu, à l'exception du manque d'un mode deux joueurs qui aurait été fort appréciable pour se lancer dans des duels rythmiques intenses.

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